La Para

Eh oui, l’hiver est déjà bien avancé, et le premier post de ski se déroule sur de la moquette, étrange ces saisons…

Depuis le temps que je peux l’observer depuis le chalet aux Diablerets, j’ai enfin pu faire la face sud de la Para, en belle conditions de printemps donc (en février…).

On monte tranquillement avec Aline, il fait beau, pas très chaud, ça laisse le temps à la neige de ramollir pour s’assurer d’une bonne descente.

Montée au soleil

Au dessus du village

Passage raide avant le sommet

Juste au dessus de la partie raide

ça glisse et c'est expo, Aline finit à pied

Aline sur l’arête

On n’est plus protégés du vent sur l’arête sommitale, on ne traîne donc pas au sommet et on se lance dans la belle descente, bien raide et continue jusqu’en bas !

Neige un peu bizarre pour commencer

Aline dans la neige un peu croutée sur le haut

Descente avec vue

Descente avec vue

On finit par une jolie discussion avec le paysan du Lavanchy, qui nous explique comment il est allé recherché son chien en hélicoptère un peu sous le sommet le jour précédent ! Il avait suivi un randonneur à la montée, mais n’osait plus redescendre ! Après une nuit dehors, il devait être content de rentrer…

Nous aussi, la bière nous attendais bien au frais :-)

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Petit vol du Toubkal !

De retour d’un petit-grand voyage au Maroc avec la section Zrrrurich, et avant que l’on trie les photos, voilà une petite vidéo du vol du Toubkal ! On a heureusement visé le bon créneau, mais il fallait pas beaucoup de vent en plus pour se prendre un but. Décollage possible seulement grâce au repérage à la montée d’un petit coin ou le vent rentrait à peu près de côté/face pour gonfler la voile et hop la marmotte elle fait le tour de la montagne ! Un vol interminable et fort en émotions !

Atterrissage bien scabreux dans l’oued mais sans bobos pour tout le monde.

On y retournera, Inch Hallah !

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Fissures dans l’ouest américain

Trois mois de road trip passés dans les parcs et sur les falaises de l’ouest américain nous en ont mis plein la vue et les doigts. Un petit résumé s’imposait donc, avec nos coups de coeur grimpe. On a essentiellement cherché des secteurs d’escalade que l’on ne trouve peu voir pas chez nous : du trad et/ou du sandstone.

Dans l’ordre chronologique, voici donc les spots que l’on a adoré, et où l’on retournerait sans trop d’hésitations !

Perdu au fin fond du Wyoming, la Devils Tower surgit de nulle part, magnifique, et offre une quantité de belles voies incroyables (en gros, une ligne tout les 2 mètres, sur toute la circonférence…). On s’est bien fait botté les fesses, sur les longueurs de pratiquement 100m en fissures régulières, dans des hexagones de roche volcanique.

On découvre ensuite le Sandstone à Eldorado Canyon, à côté de Boulder. On devient très vite accros à ce rocher doux, qui offre une grimpe très variée dans ce canyon, et qui permet de se protéger en réfléchissant un peu.

On passe deux semaines dans la superbe région de Moab avec Steph, ou l’on alterne entre fissures parfaites, et tours incroyables. Le rocher est presque toujours vertical, et la grimpe bien physique, quel que soit le niveau. C’est définitivement l’endroit que l’on a préféré !

Red Rock Canyon est notre dernière étape sandstone. Le grès est différent ici, avec une sorte de croûte foncée, qui crée une belle structure à sa surface. La grimpe est à nouveau plus variée, avec des belles réglettes franches, mais à la solidité parfois douteuse…

On termine finalement au Yosemite avec Truc et Muche, avec plusieurs belles voies en granit, et de belles vues sur la vallée et ses faces mythiques. Faces qu’il faudra revenir explorer une fois…

Voila, vous l’aurez compris, on a adoré ! A quand le prochain trip ? ;-)

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l’Aiguille Rouge et le Nuage

Cet été la peaupow est, comme pour fuir le mauvais temps, par morceau, à tour de rôle, chacun de son côté, ensemble un peu plus à l’ouest. Ou pour mieux se préparer à l’escalade à l’américaine, elle écume les fissures de nos alpes. Dans ce post, point de fissure, ni à mains ni à cris mais la découverte pour moi, qui n’a pas de projets transatlantiques, de parois de charme à moins de deux heures de chez ouam (et de chez toi aussi si t’es pas zurichois). En cette fin de mois d’août bien arrosée, Fab et moi nous donnons rendez-vous sur le parking du barrage d’émosson un samedi matin. On fait voiture séparée à cause de mon allergie à la nostalgie ambiante. Sur le parking à 8h30 un seul groupe de randonneurs suisse-allemands discute dans une langue inconnue, ce qui en dit long sur la météo. En effet 50-80% de soleil dans le bulletin ça peut bien être 0% de soleil dans la voie. On se met quand même en marche à cause de la pression des sponsors et parce que comme on aura le temps de l’apprendre, les gens qui dorment pas sur le parking sont beaucoup plus optimistes de nature. On emprunte la sente qui « bifurque 60 pas après les dernières chaînes » et nous voilà au pied des perrons car « le sort en est jeté ».

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juste avant le jeté

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peuf addicted

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coin pas franc

Après quelques jetés dalleux de Fab dans des longueurs où pourtant rien n’est à jeter nous voilà au sommet transis de froid et tout gris à force de respirer du brouillard. Le soir on cuisine sur le parking avant que Fab transforme sa voiture en château gonflable et que moi je me préoccupe pour la première fois de la longueur de mon crashpad. Le lendemain matin après une nuit tempétueuse, il fait un froid de canard et tenir une tasse de café n’a aucun effet sur l’onglée de mes gants. Les 4 autres grimpeurs qui ont dormi là sont du même avis alors que les cordées toutes fraîchement débarquées sont moins circonspectes. Il faut dire qu’on peut voir un bout de ciel bleu, le chardonnet tout blanc et la neige fraîche tombée à quelques pas de là. Finalement on va grimper à Barberine qui malgré des déclivités variées offre des longueurs toujours soutenues. Toute la journée on est porté par les cris d’épouvante des groupes qui font du canyoning plus bas. Je transmets le virus du snickers à Fab et l’après-midi venu chacun repart en écoutant sa radio préférée.

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big white

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hello you

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hyperthermie

Le we suivant avec Ben on fait la voie que Fab et Chloé avaient faite 10 jours avant à l’aiguille de la mesure. Ça arrange tout le monde parce que Ben ne va pas la faire avec Chloé et moi non plus ni avec Fab ni avec Michel qui l’a déjà équipée une fois et « qui vieillit » dixit Ben. On s’ébranle dans le brouillard depuis le col des montets en partant à l’opposé des rubalises de l’utmb. Nos baskets-éponges remplissent leur fonction à merveille si bien que les herbes bordant le sentier sont rapidement sèches. Au pied de la paroi emmitouflée dans un brouillard tenace, on tombe sur une voie hors-topo et Ben glisse de joie à cette découverte. Après une nouvelle recherche notre voie qui est bien dans le topo est aussi sur la paroi et on la parcourt d’une traite sans compter les pauses. Il fait pas trop froid ce qui enlève à notre héroisme et nous laisse un peu déspités. En fait non, on est content. A la descente on est dépassé par le brouillard pressé de rentrer chez lui parce qu’il a oublié l’eau sur le feu et alors on peut enfin jeter un coup d’oeil rapide sur les aiguilles rouges.

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pas à la van damme

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guano

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col des montets

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fil rouge à double

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inséparable triplé

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Entre les flocons et le granite

Edition 2014 du weekend Peaupow. Et cette fois-ci en rajoute plein d’amis Zürichois (et une phoque en peluche!). C’est parti pour le Furka Pass et son très beau granite…

Le fameux Kamel et autres pointes de beau granite!

Samedi on prend chacun son propre chemin vers le Albert Heim Hütte – y on a qui prend le chemin depuis Realp, autres depuis Tiefenbach et encore d’autres depuis Furkablick. Vue le brouillard et petits flocons de neige qui tombe personne se motive pour toucher du rocher (et oui, oui, c’est en faite août, même si on y croit plus trop!).  Avec Martha on décide de d’abord faire une visite au Siedelenhütte et puis faire une mission de reconnaissance pour la voie on pensait faire le lendemain.

Les locaux, qui ont bien compris qu’il faut un bon pull!

On prend notre temps, trouve pas le bas de la voie, le trouve en fin (grâce aux deux grimpeurs qui partent dans la voie à trois heures de l’après-midi), puis finalement opte pour une descente à la cabane à travers une vallée qui finit sur le bizarre Tiefengletscher – qui est à moitié couvert d’un énorme tas des cailloux. On rejoint tous les autres qui sont tous arrivés (quelques uns depuis déjà onze heures!), parfaitement à l’heure pour manger! On bouffe bien et puis le phoque (ou phoquue plus correctement ;) ) sorte du sac-à-dos pour le jeu du soir!

Le Galenstock dit bonjour!

Dimanche on part trois équipes pour grimper – Chloé, Martha, et moi, Benoît et Sam, et Dominik et Anthony. Les autres partent pour randonner et profiter un peu du soleil qui a en fin osé à sortir des nuages! C’est beau le rocher et dès qu’on est au soleil tout va bien!

Martha fait les premiers longueurs en style!

Ca grimpe bien le granite et on se dit que même le 6a passe ok…jusqu’au sixième longueur ou un autre style de 6a nous met bien dans notre place (au moins Martha et moi – Chloé reste l’héroïne du jour dans mes yeux!). Il y a encore deux longueurs à faire mais avec mes bras et jambes en compotes on décide de redescendre – parfaitement à l’heure pour rejoindre les autres pour pique-niquer. On n’a pas revu Dominik  et Anthony, mais ils ont aussi dû faire demi-tour après six longueurs à cause d’une 7a en fissure plein de neige…

Yeeeaaah!

Phoquue, tout prêt pour l’hiver!!

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Granitaliano

le Granit et l’Italie, la recette de l’été… mais ce post aurait aussi pu s’appeler « Bonattitalie »… ou bien « enItalieyfaitptetmeilleurqu’ici? »… bref petit retour sur ce début d’été (vraiment?) passé de l’autre côté du Tunnel.

Ayant traversé par 3 fois le tunnel du Mont-blanc cette année, on peut dire qu’on a enfin rentabilisé notre carte 10 traversées (même si on l’avait oublié la première fois, enfin disons que j’avais oublié qu’elle était dans la voiture!).

Après avoir vu quelques photos sur un site italien et la description du bouquin Piola, on se motive avec Steph et Louis pour aller faire un tour du côté du fameux capsule-hotel Gervasutti en face Sud des petite Jojos. 1er jour on se contente de l’approche, mais ça fait plaisir de trouver un peu de ciel bleu. Pas de problèmes pour la montée au vaisseau spatial avec les points qui balisent l’itinéraire, on en profite pour repérer un peu le cheminement du lendemain, aller chercher de l’eau, et manger un paquet de nouille qui trainait.

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En fait les propriétaires des nouilles en question arrivent au bivouac un peu plus tard, et il s’agit de mon ami Ben que j’avais rencontré au proba, accompagné d’un des ouvreurs les plus prolifique du massif… Du coup on a tout de même rendu les nouilles, mais quelle idée d’aller ouvrir des voies jusqu’à tard aussi…

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Le lendemain on rentre dans le vif du sujet avec Gargantua. Louis prend en charge la première partie, jolie mais assez dalleuse (« c’est pas vraiment de la grimpe » comme dirait le toto de l’équipe ;-P)

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En vrai ya tout de même quelques ptits toits… Ensuite je reprends la 2ème moitié ou on termine dans une superbe longueur en finger-jam de la voie « Piano qqchose » (merci l’OHM pour les topos à postériori).

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Dernier jour on vise le grand dièdre de la Bonatti. Première voie Bonatti pour nous, avec assez peu d’infos, si ce n’est le vieux guide Vallot qui donne franchement pas envie avec des termes du genre « dalle déversante englacée » o_O’

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En fait c’est vraiment de toute beauté avec 3 longueurs crescendo dans le dièdre, en Dulf bien franche et athlétique sur la fin. Peu d’équipement si ce n’est un coin de bois (de la première ?) et des pitons au relais puis dans le crux, mais ça descend tout de même en rappel en haut des difficulté moyennant un léger renfort du premier relais. En tout cas, cette voie « c’est vraiment de la grimpe » comme dirait le Toto de l’équipe, qui était de corvée en tête ce jour là!

Une semaine plus tard, je reviens dans le vallon d’à côté avec Chloé et Fabien cette fois. On fait une première voie qui pique (« ahi ahi ahi ») sur l’approche. On grimpe à coté d’une cordée avec un guide célèbre qui tourne des images pour TV mountain, (la première vidéo avec bande son Nostalgie ?).

Le soir à Dalmazzi on retrouve un autre guide célèbre, rencontré l’automne dernier à Taghia ;-). Le lendemain, Fabien rentre alors qu’on passe la journée à regarder la pluie tomber, mais le dimanche, le beau temps reviens et nous laisse l’opportunité de grimper « Cristalinna »: une merveille !

 

En approchant de la paroi avec Chloé on voit cette longue fissure… ça tombe bien, c’est la voie qu’on voulait faire :) L2 est une grande fissure de 45m à protéger, avec seulement 2 spits… j’arrive complètement à poil au relais! Rien à jeter dans le reste, et puis on a 2 sympathiques cordée qui grimpe à côté pour taper la causette.

Enfin quelques jours plus tard avec Chloé, on re-traverse encore une fois le tunnel, mais en bifurquant à droite cette fois direction le Val Veni. Une bouse sur l’approche de Monzino plus tard (on vous dit surtout pas le nom pour pas que vous la fassiez), on savoure un énoOorme repas de fou préparé par le sympathique Gardien (on est quasi les seuls à tout finir, mouarf!). Le lendemain on attaque la voie Euroteam à l’aiguille Croux mais on arrête avant la fin vu qu’on se le gèle à l’ombre du nuage qui veut pas décoller de la Noire. Le cadre est splendide, mais force est de constater que ce versant Sud du Mont-blanc retient plus les nuages que le fond de la vallée.

le 3ème jour la météo est encore incertaine (pour changer du mois de Juillet) donc on revoit nos plans de Bivouac à la baisse et on part à la journée pour la Bonatti(encore lui!)-Tabou à la chandelle du Tacul.

 

Pendant l’approche ça paye pas trop de mine à côté du voisin plus prestigieux qu’est le grand Cap, mais alors une fois sur le caillou c’est de toute beauté, ça grimpe tout du long (même dans le 5+!) dans un rocher dément.

 

Quasi pas d’équipement en dehors des relais et de la ribambelle de coinceurs coincé dans le 1er crux de la Bonatti, vraiment un must en fissure plutôt à doigts. On a adoré.

Et voilà, 3 choses qu’on retiendra de ces 3 WE là-haut c’est:
– le Granit ça sèche vite, surtout au sud
– En Italie on mange bien, et à Monzino, on mange aussi beaucoup
– Dans le massif, on croise toujours qqun qu’on connait
CQFD!

Plus de photos de Steph, de nous et encore nous.

Pour finir le jeu de l’été: 3 guides célèbres se cachent dans ce post, devinerez-vous lesquels?

 

 

 

 

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Gramythique

Voici un récit qui date depuis un moment, mais vu que les activités d’hiver et d’été commencent de plus en plus à s’emmêler, il n’y aura pas trop de confusion quand même…

Depuis tôt l’été nous étions à la recherche des fissures, surtout granitiques. Une première étape nous amène à Piansecco, juste de l’autre coté du Nufenen. Louis étant connaisseur, on sait vite les lignes majeures, tout d’abord au Poncione di Manio avec le camp situé à coté d’un petit lac. On commence avec “Mont Blanc Souvenir” (6c+), beau granite qui demande de bien utiliser les contre-pressions.

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Mont Blanc Souvenir

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Johan dans le crux

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La gardienne nous avait dit qu’il y avait plus de neige… oueh..

 

Le lendemain on se chauffe dans une superbe longueur de fissure “Dune Mosse” (6b+) et on continue par «Il matematico » (7a) et une voie inconnue sur du rocher rouge dans un vent terrible…

délire!

délire!

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Longeur crux de Matematico

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Louis gère

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Multipitch inconnu, mais interessant

Le soir on se déplace à la cabane Piansecco ou ont peut même voir le match France-Suisse. On juge que le sommeil vaut plus que des goals à gogo, du coup on va au lit après même pas une demie heure… Le lendemain on monte à Poncione di Ruino ou “Musique gaie pour un demain triste” (7a) nous donne une petite leçon avec des passages bloc bien dures…

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Musique gaie pour un demain triste. Le passage en dalle

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Un premier crux, le devers avant le relai

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plus que vertical

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Johan l’alpiniste

Après beaucoup de repos et une bonne nuit nous attaquons la Danielli-Pohl avec une première longueur incroyable sur friends et pitons.

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Louis en train de changer de système de fissures

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Johan lutte bien et passe le crux

Quelques semaines plus tard, la recherche de granite nous amène au Val Ferret italien, plus précisément au refuge Gervasutti situé sous les Petits Jorasses. Malgré une organisation quelque sorte difficile (entre Lausanne, Sion, Zürich, le Lac Leman et Cossonay avec des natels sans batterie et chaussures de montagne empreint de Marc) on arrive enfin à partir à trois pour 3 jours.

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Passage de rivière cruxeuse… un groupe de jeunes se mets la terreur et perd des bâtons plus bas…

Au programme Gargantua de Piola et la Bonatti-Mazeaud. Gargantua avec ses passages de dalles assez chaudes maitrisé par Louis et la suite athlétique dans Manera Meneghin par Ben font une journée longue.

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Voilà le monstre

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Petit approche sur le glacier

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Belle ambiance en dessus du glacier

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on finit tard, Ben se caille…

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Comment coincer une corde…impossible de la tirer comme ça

La Bonatti nous amène le lendemain une grimpe à l’ancienne, dans une dièdre époustouflant! Plus de détails dans le poste de Ben.

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ça discute derrière… c’est à moi de monter…

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Relais privé pour Ben

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Diedro Bonatti c’est bon! Même si la dernière longeur en 6c est noir trempe avec pleins d’algues, ça le fait

 

No pain no gain c’est le credo de la troisième étape … 2 jours à la Furka pour chercher des lignes de fissures dans un temps très incertain. Nous trouvons notre bonheur (ou malheur) avec Conquest (7a) à la Graue Wand et le Sennentuntschi (6c+) au Feldschijen.

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il y aura-t-il un peu trop d’humidité? Mais non…

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L’approche tranquille

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Encore du soleil avant le départ. Louis teste son système d’accrochage

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D’abord fin, puis c’est gros. La première longeur

Le premier jour le temps n’est pas ce qui a été promis, mais malgré la pluie, le brouillard et le rocher trempe nous arrivons à bout de ce cette voie, nous aussi trempes des coincements dans l’offwidth et avec beaucoup d’afflux nerveux en moins. Une montée étique doit être autre chose, mais la prochaine fois ça sera avec des fissures qui ne coulent pas.

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Le coulis sur les dalles ne met pas en confiance

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et le fissures commencent… Louis après la longeur d’approche en 6a. Jusque là tout va bien

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Mais depuis là, ça va moins bien. Encore la première partie jusqu’à l’offwidth va sans autre même en étant mouillé, la deuxième parti fait que glisser tout le temps…

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Mini grand canyon

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Paysages du grönland

Nous arrivons très tard au camping dans la vallée de Göschenen, l’humeur est bas, la pression atmosphérique aussi: du mauvais temps est annoncé pour le lendemain soir. Malgré tout ça on met un réveil matinal. Le temps n’est pas si mauvais en partant du barrage, mais l’approche est longue, le ciel commence à se voiler et le vent se lève.

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Le temps encore ok

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de la première longueur on en parle pas… ça passe en grosses

Arrivé au pied on ne se pose pas trop de questions, car la première longueur nous cache la vue sur la fameuse fissure… On n’est pas allé si loin pour même pas la voir! Du coup je monte un gully infâme mouillé en grosses avec des protections questionnables. Et la voilà, une superbe fissure SEC de 70 (?) mètres avec une plateform relai après 40m… Gagnant du Schnick, je me lance dedans. Dulfer fine au début, puis groooose fissure qui se rétrécit à fur à mesure pour finir dans un hand-jam parfait. Comme on est parti avec une seule paire de gants et sans tape, on doit improviser pour passer les gants.

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tout le corps travaille… La première longeur en 6c+ trop bonne

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A la fin de la première longeur

La suite reste bien soutenue et les fissures s’enchainent. On se trouve dans un délire, la pluie qui commence à tomber ne peut plus nous arrêter, on jamme jusque en haut. Arrivé en haut on se retrouve sur une petite plateforme avec mousse et des petits fleurs et pour la première fois on voit le soleil.

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ça en finit pas avec les fissures, pas de repos pour les pieds

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Temps de descendre… on rentre tout juste avant la pluie

Sennentuntschi va rester dans mon souvenir comme quasiment LA voie de fissure des Alpes (en tout cas jusqu’à present…).

 

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