Emossions à Salanfe

Faute de neige, on trouve de la glace, mais horizontale pour une fois.

Sur le lac d’Emosson d’abord, la plus grande patinoire sur laquelle on aie patiné, plus de 4km de long ! Une fois habitués aux bruits inquiétants de la glace qui craque de partout (le niveau baisse de 80cm par jour !), on se balade sur presque toute la surface, classe !

Quelques jours plus tard, on remet ça à Salanfe. La glace est meilleure, plus lisse. Transparente par endroits, on voit le fond ! On peut même patiner sur les bords en pente.

Deux expériences uniques pour nous, à refaire ! La neige semble revenir, place au ski maintenant ?

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Super lune

Après presque deux lunes de retard, petit retour en images sur la super lune de novembre. Première sortie en ski rando dans le jura pour moi, au Chasseral, c’est pas si plat que ça 😉

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Le point de non-Wenden

Fin septembre, on s’offre un we, en amoureux de calcaire que nous sommes, de 3 jours avec Steph dans les alpes bernoises. Gaudenz, un ami de Steph – « il grimpait bien à 16 ans puis il a commencé à boire » dixit Steph – nous rejoint le vendredi pour quelques couennes retorses à Wilderswil, le spot à la mode lorsque nos parents jouaient à la corde à sauter.

Le lendemain on veut se frotter (avec modération) à une voie des Wendenstock. Un minimaliste zurichois a recommandé à Steph les voies Patent Ochsner et la Voie du Frère au Pfaffenhut (une des 3 parois principales qui composent les Wendenstock). J’appréhendais un peu les Wendenstock, un peu comme on envisage le saut à l’élastique. Janosch avait fait demi-tour dans Excalibur après que l’âme de son leader, pourtant mieux armé que lui, se soit brisée (une fois le relais atteint) dans un tréfonds de détresse digne des drames humains Grossberthiens. J’avais aussi entendu parler de la rupture de poulie d’un grimpeur serrant trop une prise trop éloignée du dernier point ou quand la légende de falaise te fait regretter l’urbaine. On choisit Patent Ochsner, plus dure, mais qui est la seule à faire valoir 4 spits (sur une échelle de l’équipement de 4) dans le topo Interlaken.

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Wendenstock et ses approches matinales abruptes

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On se creusera la tête toute la journée pour savoir de quelle trilogie il s’agit

A 7h, le parking est plein de tentes, de kits bernois et de gens qui prennent leur petit-déjeuner en doudoune. Devant nous une seule cordée qui malgré nos Inch’ Allah s’équipe au pied de Patent Ochsner lorsque l’on y parvient. On prend pas le risque d’attendre toute la journée à 3 à un relais et on se rabat sur le plan B (une voie Piola, de quand il était jeune et beau et partout).

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Canelures qui acceptent des friends

La 1ère longueur, canneleuse, est par endroit terrifiante, tellement que Steph l’escalade 2 fois pour cause d’oubli de sac… Puis à mesure que la paroi se redresse, la densité de spits augmente. Mais gare, il suffit qu’elle se couche à nouveau et ton échine de frissons se parcoure.

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c’est raide quand c’est raid

 

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5 cordées et 5 voies differentes. Les plus haut sont dans Patent Ochsner

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Pied

Bref le rocher est magnifique même lorsqu’il est fracturé et l’ambiance grandiose (même si le soleil tape fort, mais là ça allait). Détail vestimentaire: le grimpeur des Wendenstock porte un cache-col et des manches longues. On est de retour au parking 11h plus tard grâce à nos bâtons ultra-light. On retrouve un groupe de petit-déjeuneurs à l’endroit exact où on l’avait laissé quelques heures plus tôt et si la bière n’avait pas remplacé le muesli, on aurait pu croire qu’ils étaient des Steinmännli. Et on se demande alors quelle paroi est assez proche et quelle voie assez courte pour expliquer cette performance.

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Coucher du jour et sentier qui se couche

On dort là où l’on mange, à Gadmen, à la clinquante auberge Alpenrose, marquée en grandes lettres rouge sur sa façade blanche. La salle à manger a des allures de manoir avec son billard, son comptoir chromé et ses boiseries. Steph a mal au dos et aux mains et moi aux bras et aux pieds. La nuit remet les compteurs à zéro et le lendemain on a les deux mal partout. On va quand même à Lehn (on croirait du grès mais non, c’est du calcaire avec des inclusions de quartz?!) grimper quelques couennes parce que c’est la Trychlerfest (fête des secoueurs de cloches) à Unterseen, càd plus ou moins au pied des voies. Sur le chemin on traverse le village d’Innertkirchen, le début des courtes gorges de l’Aar, recouvert d’une brume mouvante, filandreuse et mystérieuse qui étouffe avec peine les pétarades des motards du dimanche.

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Leysin

Louis: On cherche un 4ème pour ce week-end à Leysin, t’est mot ?

Pat: Oui on vient à 2 😉 Tu nous rajoute au refuge ?

Louis: OK nickel

Louis (le jour suivant): Prenez un sac de couchage

Louis (un peu plus tard): On dort sur la paille

Louis (le matin même): C’est dans l’écurie, les vaches rentrent à 4h du mat

Pat+Aline: Aaaaaaaaaaahhhh

Pat: Et vous êtes quand même 4 ?

Louis: Oui, il y a Lizzy des States avec nous.

Un peu plus tard, Lizzy (qui termine 7 semaines de vacances seule en Europe): J’ai demandé à un gars dans un bar qui avait des stickers de grimpe sur son ordi s’il voulait aller grimper, 2 amis d’amis plus tard j’ai trouvé votre groupe !

 

Le groupe “couennes à l’ombre” écume la face est de la tour d’Aï (ou se fait écumer…), en profitant d’un bugnomètre parfait.

Pendant ce temps, on explore les voies « étrangères » du secteur. Le samedi, on se chauffe les pieds dans la diagonale Haston du Diamant avec Aline.

On se retrouve au refuge, bière, croute au fromage, tarte au fruit, paille, dodo, vaches, dodo, vaches, coq, mais il se cache ou Marc ?, petit déjeuner, nickel ! 🙂

Deuxième jour, une cordée “grande voie à l’ombre” va dans la face ouest de la tour d’Aï.

On se lance dans la Harlin-Robbins. 70m de superbe fissure à coincements de mains, poings, genoux et autres en face sud, on reconnait le style des gars qui arrivaient direct du Yosemite, grande classe ! (Si vous faites la sortie facile, n’oubliez pas quelques friends, c’est plutôt pauvre en spit… quelques gros friends peuvent aussi être utiles pour la fissure, 1-4 (et pas 0.3 à 1…)).

La dernière cordée est un peu fatiguée pour le 6b sur picots d’à côté 😉

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Exposition d’art

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Le Sphinx

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Dans la traversée Haston

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Aline, et l’auberge plus bas

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Rappel dans un 7b lisse, pas de problèmes pour tirer la corde !

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Le Diamant

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Louis et son sac 60l « modulaire »

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ça pique

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Quelle vue

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Marc, fatigué ?

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Aline dans la fissure

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Exit

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Sortie sur le plateau

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Fleur de pierre

Après plusieurs tentatives sur plusieurs années, toutes même pas essayées pour faute de météo, on est enfin arrivés à y aller ! C’est l’année des projets à long terme, après le refuge des Dents du Midi et le Spaghetti tour !

Approche à pied depuis le parking, avec un handicap +15 (kg) pour moi, on arrive in extremis les premiers au pied de la voie.

Comme son nom l’indique, on trouve toute sorte de pierres le long de la voie, des fleurs, des pétales, des vases… j’avais un souvenir moins péteux de la Forteresse et Océana (mais ça commence à dater…).

La deuxième partie est quand même jolie. Avec L7 est très belle, dans une sorte de dièdre raide bien prisu.

A la descente, on a la chance de voir un groupe de bouquetines et leurs petits. On peut en observer une à 20m pendant 10 minutes, classe ! Puis un groupe de mâles qui essaient de devenir calife à la place du calife ! 10 minutes de spectacle, à grand bruit de cornes, méga classe !

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Belle vue pendant l’approche

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La vire d’approche, ne prenez pas vos sacs jusqu’au pied de la voie, c’est loin !

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Enfin au soleil !

 

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Fin de L6 je crois

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L7, top classe

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L8

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Ambiance

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Sur le cairn géant avant le sommet

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Chemin suspendu

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Couloirs…

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La petite dent de Morcles

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Une bouquetine pas peureuse

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Coucher de soleil avant la pizza !

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Etude sur un spécimen en voie d’extinction

Dans l’histoire de notre planète c’était normale que certaines espèces apparaissent et d’autre disparaissent. Mais il y a toujours des spécimens en voie d’extinction qui se persistent dans leur refus comme par exemple celui ci.

J’en ai trouvé deux autres au sud de la Norvège, habitants un Fiat 500 jaune. Ils sont des collecteurs de baies, ils se lavent dans les rivières et lacs ou bien des stations d’essence.

Je les ai suivis pendant toute une semaine, j’ai essayé de comprendre leur coutumes, leur quotidien. En-voici le récit.

Incapable d’utiliser les moyens de communication moderne, les deux spécimens ont de la peine de se retrouver à la gare. Mais après quelques manouvres qui les ai surement mis sur la liste noire des terroristes de la route de la police norvégienne, ils se sont quand même rencontré sur une zone d’interdiction d’arrêt. Mais vu que la voiture n’est pas encore enregistrée officiellement, ça aura surement pas de conséquences.

Détestant la civilisation comme de la peste il se précipitent de quitter la ville, pour se rendre dans un endroit habité que des araignées et moustiques, une falaise s’appellent Damtjern. Ils s’équipent avec du matériel bizarre et vont à l’assaut de ce mur vertical à l’aide des rugissements parfois bien violents, mais apparemment ça leur aide à surmonter ces difficultés fait maison (de l’autre côté de ce mur plus que vertical on peut facilement monter à pied !!!!)

bien cool les voie, FLorian dans un epic onsight de Baker for smed (7)

Damtjern, Florian dans un epique et bruyant onsight de Baker for smed (7)

La nuit tombe est les deux spécimens ont une faim féroce et dévorent un repas plein de protéines avant de se mettre dans leur abri respectif pour passer la nuit. Un des deux se partage le pré avec des polonais apparemment vivant du même style et l’autre se mets dans sa Panda avec un système sophistiqué lui permettant de s’allonger à 10cm du plafond.

'est beau

Place de camping pas pire

Le deuxième jour, le même spectacle se répète, leurs cris résonnant dans l’amphithéâtre de Hvarnes faisant fuir tous riverain, si seulement y’en avait…

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Hvarnes, si on joue on risque de perdre… ce 8+ c’est pas pour nous

Dans les deux jours qui suivent, les deux vont à l’assaut des bastions bien plus hautes, aussi connue sous le nom du Yosemite norvégien Haegjefjell. Equipée des mécanismes à ressort et des victuailles ils commencent à monter ce qu’ils appellent des « dalles » (Hägar). Du coup les hurlements sont remplacés par des malédictions, émis à basse voie.  Mais malgré ces jurons, leur faim de monter sur ces collines douces par la façon la plus difficile (et incommode !!) ne semble pas être satisfait.

Hageefjell

Haegefjell

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Après la longeur dur de Hägar (6+)

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Descente de Haegefjell

Sur des conseils d’autres ils attaquent une autre colline Beremslandfjellet (Spionführe, 7), ne semblant de pas être équipé qu’avec des dalles… mais qu’elle surprise ils auront quand ils se retrouvent dans encore plus de dalles.

un poil run out

un poil run out dans la Spionführe

et retour

et retour avec vue sur Nissedal

Il doit exister une sorte d’amour-haine avec leur vie, comme les deux spécimens commencent à montrer des effets secondaires extérieur sur leur peau. Ils ont plein de petits gonflements, sûrement du à leur nourriture et la pression mentale (très impossible que c’est dû au moucherons (ou midges), cars ils sont vraiment trop petits !)

 

Les marques des midges

qqn est passé pas là

La prochaine étape des deux est Urdiviki, de nouveau une falaise préparée par d’autres de cette espèce en voie d’extinction. De nouveau les hurlements font fuir les élans mais pas les midges. Mais au lieu que le deuxième aille à l’aide du premier qui hurle, celui-ci commence aussi à hurler. Le peu de conversation que j’ai pu épier, était un conglomérat de termes étranges comme « Mythique » (c’est une sorte de réligion ?), « Banzai » (oui, effectivement il y a un peu de végétation dans la paroi), « Venga bicho » (une biche vegane ???), « cleaner » (effectivement une douche sera appropriée !), jammer (Il vivent bien la misère -> allemand), « majeur » (ils doivent bien en utiliser tous les doigts) … faisant aucun sens dans ce contexte.

[Group 10]-DSC03351_DSC03352-2 images

Siesta ou Fiesta (8)? en tout cas c’est dur et long

 

Beansss

Beansss

c'est parti!

c’est parti pour du offwidth

Avec le même quotidien leurs journées sont bien remplis : cueillir des baies (1h au moins), manger des protéines  (2h), attaquer des roches (5-8h), faisant sembler de se laver dans des rivières et lacs (1h), chercher de l’eau potable dans les toilettes des stations d’essence (15min), installer les abris (30min), parler de leur réussites (1h), se plaindre des moustiques (1h), rouler à 30km/h pour économiser du pétrole (2h)…

Dalen

Dalen, le retour pour Oslo

Un épisode sortant du cadre est la visite d’une église qu’en bois, donc éventuellement la thèse qu’il s’agit quand même d’une sorte de religion n’est pas si loin. Les deux derniers jours de leur voyage ils s’approchent de nouveau à la civilisation et visitent des endroits appelé Bergflodt et Lahell.

il est ou le spit?

il est ou le spit?

du gaz

du gaz à Bergflodt. 50m de voie

florian dans un 6+

Florian à Lahell

La réinsertion dans la civilisation se fait à petits pas, au lieu d’utiliser les commodités d’une maison normale, ils se joignent à un autre spécimen du même type (Trygve) pour un barbecue.

La petite question bonus, comment s’appelle cette espèce ?

 

Plus de photos içi!

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Plan à 4 de l’Aiguille

Samedi, une cordée a choisi une version courte (mais belle) pour escalader le Peigne et a raté la benne. Une autre a choisi une version longue (mais belle) et a raté la benne… mais en sus a pris l’orage sur la tête.

Certains ont dormi sous l’orage.

Certains ont descendu avant mais ont pris l’orage.

Certains ont descendu sous l’orage (mais belle)

Dimanche, ce qui restait des deux cordées du samedi a choisi une voie courte (mais belle) au Pilier Rouge de Blaitière, et après s’être égaré dans l’approche puis dans une 1ère longueur sans issue, s’est rabattu sur une autre voie courte (mais belle) et a pris la benne !

Fidel, en plus d’être longue et dure (mais belle), devra attendre des assauts peaupows moins fiasco.

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Géraud dans L2

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Pour l’instant ça rigole

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ça jam dans L3

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Après L4+L5, ça rigole moins

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Soleil !

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Après la Lepiney, lirait-on de la fatigue dans son visage ?

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Sommet ! à pompons…

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Ahhh c’est qui lui ?

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Une bonne partie de la voie, dont la fissure en 6c

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ça démerde à côté du Frendo :-/

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Lumières avant l’orage

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Le calme avant l’orage

Source des textes : un mix des mails de tout le monde…

 

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